« Justice a été rendue » : deux ans plus tard, Amqui peut avancer
La communauté d’Amqui poursuit son deuil dans le soulagement, après deux ans figés dans la glace. L’auteur de l’attaque au camion-bélier d’Amqui a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans. Il a été déclaré coupable de trois meurtres prémédités et de deux tentatives de meurtre. À Amqui, les citoyens estiment que le système de justice a fait œuvre utile. La préfète de la MRC de La Matapédia, Chantale Lavoie, a souligné que le verdict a dû être un Chantale Lavoie, la préfète de la MRC de La Matapédia, dit partager le soulagement des proches des victimes, à l'issue du procès de Steeve Gagnon. Photo : Radio-Canada / Alice Jacottin La psychologue et conférencière Rose-Marie Charest soutient que le procès vient contrebalancer le sentiment d’impuissance qu’une communauté peut vivre face à une tragédie. La psychologue et conférencière Rose-Marie Charest Photo : Radio-Canada / Maya Arseneau Maintenant, il faut s’occuper de ceux qui souffrent et ceux qui souffrent encore. Parmi les onze victimes de cette attaque, trois hommes ont tragiquement perdu la vie : Jean Lafrenière, Gérald Charest et Simon-Guillaume Bourget. La communauté de la Matapédia souhaite désormais poursuivre son travail de prévention autour de la santé mentale afin d'éviter que d'autres tragédies de ce type ne surviennent. Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, réfléchit aux drames imprévisibles et à leurs conséquences. Pascal Bérubé, député Matane-Matapédia Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin Même si l'issue du procès est un soulagement, le 13 mars 2023 restera une date gravée dans les mémoires de la communauté matapédienne. D’après un reportage d’Alice JacottinC’est un soulagement pour les victimes
, soutient la citoyenne Nathalie Martel.Justice est rendue pour ces pauvres personnes qui ont subi un traumatisme
, déclare pour sa part le citoyen Alain Daigle.On s’attendait à ce verdict-là. Je pense que pour ici c’est du positif
, affirme le citoyen Daniel Valcourt. soulagement incroyable
pour les familles des victimes.Si je regarde vers l'avenir, ça va peut-être les aider à faire le deuil. Mais c'est sûr que ça ne remplacera jamais les gens qu'ils ont perdus
, laisse tomber Mme Lavoie.
Se tenir debout, malgré la peine
Faire un deuil, c’est poursuivre l’histoire malgré cette peine. Faire son deuil implique aussi de mettre fin à certains processus, d’avoir une meilleure connaissance de ce qu’il s’est passé, et d’avoir des décisions qui sont prises, qui peuvent rendre justice
, mentionne-t-elle.
Prévenir l’avenir
Comment on peut prévenir?
, se demande-t-il. J'ai une réflexion là-dessus, sur ce genre de drame, en espérant que ça ne se reproduise plus jamais chez nous. Mais je ne suis pas naïf, ça peut arriver n’importe où, que ce soit au Québec ou dans le monde
, dit-il.
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